L’addition de quizartinib à la chimiothérapie améliore la survie globale des patients atteints de LAM avec mutation FLT3-ITD

Le 18 Novembre, Daiichi Sankyo annoncé que l’étude de phase 3 QuANTUM-First évaluant quizartinib, un inhibiteur de FLT3 sélectif, chez les patients nouvellement diagnostiqués atteints de leucémie aiguë myéloïde (LAM) avec mutation FLT3-ITD (ITD+), était positive.

L’essai montre que les patients qui ont reçu quizartinib en association avec une chimiothérapie d’induction et de consolidation standard et qui ont continué en entretien avec quizartinib en monothérapie, ont présenté une amélioration statistiquement et cliniquement significative de la survie globale (OS) par rapport à ceux qui ont reçu un traitement standard seul. La tolérance de quizartinib s’est avérée gérable et cohérente avec le profil de toxicité connu.

QuANTUM-First, qui a inclus 539 patients, est une étude de phase 3 multicentrique, randomisée (1:1), en double aveugle, contrôlée par placebo. Les patients recevaient quizartinib ou un placebo en association avec des schémas d’induction et de consolidation standard à base d’anthracycline et de cytarabine. Les patients, y compris ceux ayant bénéficié une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques, ont poursuivi le traitement par quizartinib monothérapie ou placebo jusqu’à 36 cycles.

En Octobre 2019, le comité des médicaments à usage humain (CMUH) avait rendu un avis défavorable à l’enregistrement de quizartinib (Vanflyta*) dans la LAM FLT3-ITD+ en rechute ou réfractaire (voir HEMATO A LA UNE – Lettre n°19, Octobre 2019). En Juin 2019, la FDA avait déjà rejeté la demande d’autorisation de mise sur le marché déposée par Daiichi-Sankyo après que le comité consultatif de l’agence (ODAC) ait émis mi-Mai un avis défavorable (voir HEMATO A LA UNE – Lettres n°15 et 16, Mai 2019 et Juin 2019). Ces décisions reposaient sur les résultats de l’étude de phase 3 QuANTUM-R, présentés en session plénière lors du congrès de l’EHA 2018 et publiés dans The Lancet Oncology (https://doi.org/10.1016/S1470-2045(19)30150-0), qui montraient que quizartinib diminuait de 24% le risque de décès comparé à une chimiothérapie standard mais avec une médiane de survie de seulement 6,2 mois versus 4,7 mois respectivement (voir HEMATO A LA UNE – Lettre n°16, Juin 2019).

SourceDaiichi Sankyo