« Le tocilizumab améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie COVID moyenne ou sévère »

C’est le titre du communiqué de presse que publie aujourd’hui l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Il concerne les premiers résultats de l’essai randomisé contrôlé ouvert CORIMUNO-TOCI conduit par la « collaboration de recherche académique COVID-19 Assistance Publique-Hôpitaux de Paris/Universités/INSERM-REACTing » et dont l’investigateur-coordonnateur est le Professeur Olivier Hermine (Hôpital Necker, AP-HP, Imagine Institute, INSERM U1163, Université de Paris).

Dans cet essai, 129 patients ont été randomisés et 65 ont reçu le traitement habituel + tocilizumab et 64 le traitement habituel. Les malades étaient hospitalisés pour pneumonie COVID-19 moyenne ou sévère, mais ne nécessitaient pas de réanimation au moment de l’inclusion. Le critère de jugement principal était la combinaison du besoin de ventilation (mécanique ou non invasive) ou le décès à J14. Ce critère a été observé chez une proportion significativement plus faible de patients dans le bras tocilizumab.

Tocilizumab (Roactemra*, Roche) est un anticorps monoclonal qui bloque le récepteur de l’interleukine-6, il est utilisé notamment dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde mais aussi dans le syndrome de libération des cytokines observé lors des traitements par cellules CAR-T autologues. Chez les patients atteints de pneumonie COVID-19, on pense qu’un “orage cytokinique” d’origine immunologique conduit à l’insuffisance respiratoire aiguë et au décès, c’est ce qui a justifié l’évaluation de tocilizumab dans cette situation.